Habib BOURGUIBA

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Né le 3 août 1903 à Monastir (Tunisie)

Mort le 6 avril 2000 à Monastir

Premier Ministre (1956-57), puis 1er Président de la RépubliqueTunisienne (1957-87),

« Père de l’indépendance tunisienne »

Ce leader nationaliste tunisien laïc a été l’artisan de l’indépendance de la Tunisie, alors protectorat français, dans les années 50. Il en est devenu le 1er Premier Ministre lors de l’indépendance en 1956 avant d’en chasser le monarque (le bey de Tunis) et d’en devenir le dirigeant pendant 30 ans.

 

Après des études en France où il obtient le Bac puis des diplômes de droit à Paris, il rentre en Tunisie comme avocat et adhère au parti nationaliste Destour.

Après la scission du Destour en 1934, il prend le contrôle en 1937 du Néo-Destour, l’aile moderniste du parti nationaliste tunisien rejetant le panarabisme anti-occidental et souhaitant une émancipation sous l’égide de la France. Après des émeutes violentes, le Néo-Destour est dissous et Bourguiba arrêté en 1939. Transféré en Italie par les autorités allemandes en 1943 qui essaient de l’utiliser contre la France en Tunisie, il refuse de collaborer et échappe ainsi au sort du bey de Tunis, Moncef bey, destitué par le Général Juin. Après son retour en Tunisie, il est remis en liberté par la France Libre. Surveillé, il s’enfuit en Egypte puis parcourt le monde pour faire connaître la cause tunisienne et obtenir des soutiens notamment auprès de la Ligue Arabe et de l’ONU.

Rentré en Tunisie en 1949, il continue le combat et face à l’intransigeance des autorités françaises, appelle au soulèvement armé qui éclate en janvier 1952 après son discours de Bizerte. De nouveau arrêté, il est exilé pendant 2 ans. Après le discours de Carthage de Pierre Mendès-France en Tunisie, qui promet une très large autonomie et ouvre la voie à l’indépendance, Bourguiba est libéré puis signe avec Edgar Faure, nouveau président du Conseil français, les accords sur l’autonomie le 29 mai 1955. Il rentre triomphalement à Tunis le 1er juin puis écarte son rival, Salah Ben Youssef.

Le 20 mars 1956, la Tunisie devient indépendante et Bourguiba, d’abord brièvement Président de l’Assemblée Nationale Constituante élue le 8 avril, devient le 1er Premier Ministre de la Tunisie indépendante le 14 avril. Il gère aussi les ministères des affaires étrangères et de la Defense. Le 25 juillet 1957, il destitue le bey de Tunis et proclame la République dont il devient le 1er Président. Il est élu à de nombreuses reprises en l’absence d’autres candidats (1959, 1964, 1969, 1974) puis se fait élire en 1975 président à vie.

Durant sa présidence autoritaire, il modernise et laïcise le pays tout en menant des politiques collectivistes s’inspirant du modèle socialiste. Il développe aussi une véritable dictature et un culte de la personnalité. On appelle sa politique pragamatique, le « bourguibisme », une variante du kémalisme turc, moderniste, laïc et nationaliste.

Cependant, la crise économique et sociale des années 70 s’amplifie dans les années 80 et les réformes sont bloquées, ce qui alimente la montée de l’islamisme et la paranoïa de Bourguiba qui nomme le Général Zinedine Ben Ali Premier Ministre en octobre 1987. Dans la nuit du 6 novembre 1987, un complot organisé par Ben Ali et probablement les services secrets italiens, renverse Bourguiba en faisant établir par un groupe de 7 médecins un faux certificat d’incapacité mentale. Le Général Ben Ali lui succède et continue sa politique dont il se proclame l’héritier spirituel. Il est toujours le Président de la Tunisie. Malade, Bourguiba meurt en 2000.

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